Publié le 05/05/2026

Poinçon

Pièce de métal ou de bois portant la gravure du motif d’un timbre. Dans le cas d’un poinçon métallique, ce dernier, une fois gravé, est durci. Dans les premiers temps il était nitruré (procédé thermo-chimique) il a ensuite été trempé afin de le rendre plus résistant à la pression. A ce stade, le poinçon original est testé. Plusieurs épreuves d’état sont imprimées pour déceler les défauts éventuels de gravure.

Il faut ensuite transférer et multiplier la gravure du poinçon sur le support qui servira à réaliser l’impression proprement dite. Celui-ci, en acier, peut être une planche (pour une impression à plat) ou un cylindre appelé virole (pour une impression par rotative). Dans les deux cas il faut, dans un premier temps, transférer l’empreinte par pression progressive sur une pièce particulière cintrée, en acier doux, appelée molette. Cette molette est gravée « en négatif » du poinçon ( c’est à dire « à l’endroit » ).
Une fois ce transfert réalisé, cette pièce est elle aussi durcie.
A partir d’un seul poinçon on peut donc, en fonction des besoins, réaliser plusieurs molettes.
En dépit du soin apporté à l’opération il peut y avoir des différences (minimes) entre les différentes molettes ainsi réalisées.
Puis, toujours par pression, on reporte la gravure de cette molette autant de fois que nécessaire sur la pièce servant à l’impression (planche ou virole). Au cours de cette opération, la gravure redevient une gravure « en creux ». A la fin de l’opération le support est durci.